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Origine de « Rayon d’Espoir »

La création de l’institution fut avant tout motivée par le désir de répondre à un besoin important des personnes handicapées mentales de Zahlé et son environnement, au cœur du Liban.

En 1994 nous avons inauguré l’association avec 16 enfants à Hoch El Omara (quartier de Zahlé) sous l’alias « la Vigne », lié à « Foi et Lumière ». Dans ce petit appartement, nous avons accueilli progressivement jusque 24 enfants. En 1996 nous nous sommes installés dans de nouveaux locaux composés de 22 pièces qui ont permis, avec une équipe pluridisciplinaire, d’assurer un suivi éducatif et psycho-médical adapté aux besoins de chacun et d’accueillir successivement jusque 170 personnes déficientes en 2015. Nous nous sommes ensuite administrativement émancipés de Foi et Lumière et avons été agréés en Avril 2000 par le ministère de l’Intérieur sous le nom « Rayon d’Espoir » implanté à Zahlé dans la plaine de la Bekaa.

Rayon d’Espoir est une association à but non lucratif qui gère un Institut Médico-Psycho-Pédagogique. Il est destiné à des enfants et des adolescents présentant des déficiences intellectuelles, et leur propose une éducation adaptée à leur niveau et leurs capacités mentales.

Raison d’être de Rayon d’Espoir

Notre institution spécialisée répondait à un besoin précis dans la plaine de la Bekaa. Trois considérations permettent de resituer le contexte de création d’une telle structure au Liban :

  • Le manque de structures en rapport à la demande des personnes handicapées dans la plaine de la Bekaa qui représentait un bassin de population d’environ un million de personnes.
  • Un certain isolement des familles ainsi que la détection tardive des déficiences mentales, lié à un phénomène culturel de déni du handicap
  • Pour couvrir les frais de fonctionnement réels, autrefois à la charge des parents, aujourd’hui via le soutien de l’Etat.

Philosophie et objectifs de l’institution : des valeurs à partager

En tant qu’association pour l’enfance nous croyons qu’il est possible pour chaque enfant et adolescent d’évoluer quel que soit son handicap. Pour qu’il progresse, un suivi régulier est indispensable, sans quoi l’enfant risque une régression.
Nous pensons que son droit le plus strict à un suivi adapté est fondamental. Pour cela nous sommes soucieux de l’accompagner dans le respect de ses capacités mentales.
Par-delà un suivi scientifique, nous offrons un environnement favorable pour entourer et aimer chacun des individus. L’attention particulière que nous donnons à chaque enfant doit non pas le surprotéger, mais l’aider à développer au maximum son indépendance.
En outre nous sommes convaincus que le suivi d’un enfant génère des effets positifs sur la vie de l’ensemble de la famille. Une absence de suivi entraîne souvent tristesse et dépression chez les proches, qui se trouvent généralement démunis face aux difficultés de l’enfant. Pour cela, nous nous engageons, quel que soit l’effort que cela implique, à répondre aux besoins d’ordre médical, psychologique et pédagogique de ces jeunes.

Quels enfants l’institution accueille-t-elle ?

Notre institut s’adresse aux personnes présentant des difficultés psychiques, majoritairement entre 5 et 30 ans. 170 enfants fréquentent l’établissement cinq jours par semaine.
Les enfants, adolescents et adultes du centre présentent différents types de handicap :
- déficience intellectuelle légère, moyenne à profonde ;
- trisomie 21 ;
- hyperactivité ;
- Infirmité Motrice Cérébrale ;
- versant psychotique ;
- trouble autistique ;
- polyhandicap ;
- troubles du comportement (inhibition, instabilité…).
Transversalement à ces pathologies, la plupart des jeunes sont en très grand échec scolaire (milieu familial inadapté, grande pauvreté, problème de santé, sévices corporels …).


41 enfants
se sont sortis de cette impasse
sous l’impulsion de leur scolarisation
à Rayon d’Espoir.



Le niveau socio-économique des familles est majoritairement bas :

  • - Un tiers des enfants sont issus de familles pratiquement sans ressources (père décédé, absent, sans travail ou ayant un travail occasionnel) ou vivant en-dessous du seuil de pauvreté (entre 200 et 300 $ / mois) ;

- Un tiers des enfants sont issus de familles pauvres (500 $ / mois) ;
- Une minorité sont issus de familles moyennes (1000 $ / mois).
A cela s’ajoute un facteur démographique : le nombre moyen d’enfants par famille est de quatre.
Enfin, la situation géopolitique entre en compte, avec 22 enfants issus de l’immigration Syrienne et Palestinienne.

Les moyens mis en œuvre

Pour réaliser ces objectifs, nous avons créé au sein de l’I.M.E. :
A. un Institut Médico-Psycho-Pédagogique (I.M.P.P.) pour les enfants 
B. un Institut Médico-Professionnel (IMPro) pour les enfants et jeunes adultes. Une vingtaine de jeunes de Rayon d’Espoir ont réussi à s’autonomiser par une insertion professionnelle.
C. un Centre d’Aide par le Travail (CAT : projet agricole).

Secteurs d’intervention

L’objectif de l’institution est de développer les capacités mentales et physiques des enfants, d’assurer l’épanouissement de leur personnalité sur le plan affectif et relationnel. Notre suivi est progressif :

  • médical, pour déterminer en premier lieu les déficiences physiques et connaître l’état de santé général.
  • pédagogique avec une approche comportementale. Rayon d’Espoir est avant tout une école spécialisée, qui propose un suivi adapté à l’âge mental des élèves. Ceux-ci se répartissent en 10 classes qui ne sont pas constituées a priori (par âge ou genre) mais se forment par regroupement des enfants selon différents critères : difficultés psychologiques, aptitudes pédagogiques.

L’enseignement scolaire vise à favoriser l’intégration dans la société grâce à une orientation, une formation professionnelle et le développement d’un maximum d’autonomie.

  • paramédical : kinésithérapie, orthophonie, psychomotricité… autant d’interventions qui font appel à des spécialistes présents chaque semaine dans l’établissement.
  • psychologique et psychiatrique à travers un suivi hebdomadaire pour identifier et soigner les causes à l’origine des troubles de ces enfants.
Les ressources humaines

L’établissement est représenté par une assemblée générale composée de 53 membres, dont 5 appartenant au Comité de direction :

  • Président : Amal Sayah Chebli
  • Vice-Président : Gabi Rouhana
  • Secrétaire : Wadad Maalouf
  • Comptable : Fadi Sayah
  • Trésorier : Ziad Turk

Les relations sociales au quotidien sont fondamentales à Rayon d’Espoir. L’équipe est hiérarchisée suivant un directeur général (Amal Sayah Chebli), deux co-directeurs (administratif : Moussa Sassine ; pédagogique : Amale Sayde), un responsable de CAT (Jean Chebli), ainsi qu’une équipe pluridisciplinaire de professionnels et 19 éducateurs.

Amal  Chebli,     directrice   et   moteur    de    Rayon  d’Espoir,
qui a fondé l’institution avec le soutien, l’investissement continu
et    la     loyale   coopération    de   son   époux     Jean  Chebli.

En outre l’institution reçoit le soutien de collaborateurs extérieurs, en orthophonie, kinésithérapie, psychomotricité, enseignement de musique, théâtre, sport, sculpture… psychologie, psychiatrie, et assistance sociale.
Enfin, quel espoir resterait-il sans le rayonnement international des bénévoles ? Qu’ils interviennent quotidiennement ou de manière ponctuelle, leur présence est précieuse et toute aide est bienvenue, dans une large palette de domaines : apporter son énergie et sa bonne humeur, offrir un soutien moral à l’équipe, participer aux tâches administratives, logistiques ou ménagères, corriger les rédactions en français… Rayon d’Espoir privilégie les stagiaires assistants médicaux, sociaux, psychologues… ou philosophes !
Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique « Témoignages ». Soutenir c’est aussi faire connaître Rayon d’Espoir.

L’infrastructure

Rayon d’Espoir est aujourd’hui installé à Zahlé au premier étage d’un immeuble à Hoch el Omara. Le local de 1000 m2 comprend :
- un bureau de direction ;
- un secrétariat ;
- une dizaine de classes ;
- une salle de psychomotricité ;
- une salle d’orthophonie ;
- une grande salle de récréation et de sport ;
- une cuisine ;
- le reste sert de petit foyer de passage ;
- un C.A.T. agricole situé à 3 km de là.

Les partenaires actuels et passés

La situation géopolitique interne ainsi qu’en rapport aux pays limitrophes (Syrie notamment) ne favorise pas actuellement la prospérité de l’institution. C’est pourquoi il est essentiel de recevoir un réel soutien politique, ainsi que de multiplier le réseau de partenaires afin de s’entresoutenir.


Le Ministère des affaires sociales  

Il subventionne la prise en charge de 130 enfants
selon un prix de journée déterminé et révisable

CMA CGM  

Sa contribution financière a rendu possible en 2014 l’aménagement d’un espace ludique et thérapeutique grâce à l’achat de matériel technique

ASMAE  

Inaugurée en 2007, elle participe aux frais du centre aéré et à la formation de l’équipe des éducateurs ; partage aussi ses ressources humaines

Enfants du Liban en France  

Ils ont soutenu Rayon d’Espoir en participant
au club de Samedi (achat de la table de ping-pong et le billard), ont aidé les familles touchées par la guerre de juillet 2006 en couvrant les frais de transport de chez eux jusqu’à Rayon d’Espoir

Institut Français de Zahlé  

Collaboration partenariale pour la promotion
de la culture autour d’activités de théâtre

Le CCFD  

Anciennement, il soutenait financièrement
la présence d’une collaboratrice Française
qui assurait le travail de psychomotricité au centre,
et c’est par le CCFD que le projet agricole a démarré

AGIR  

Il a contribué par la présence sur 3 mois
d’une psychomotricienne psychologue retraitée

Les Amis de Rayon d’Espoir en Belgique  

Ils accueillent des stagiaires,
participent à la formation de l’équipe,
organisent des activités lucratives (repas Libanais)

Nous sommes aussi reconnaissants envers la Municipalité de Zahlé, avec qui nous avons établi un partenariat fécond. Nous avons également pu compter sur le soutien de MIDADE, la Croix-Rouge et les Scouts, ainsi que plusieurs écoles et universités, diverses ONG (…).
Nous sommes enfin membres de l’association AIRHM, du conseil culturel du district de Zahlé, et de  NUID (anciennement l’UNAPIEI), du bureau de coordination des associations (tout handicap) au Liban.